Voyage à Levski en BULGARIE - avril 2004

|   LEVSKI

Participants : Jean G., Jean N. et Gilbert A. ;

Véhicule : Camion remorque F12 40T

       

           

                                     

Ce voyage a pour destination la Bulgarie. Il est composé de l'aide humanitaire habituelle : des vêtements, des chaussures et de la nourriture.

Le dédouanement à Levski s'est très bien déroulé, même si c'était la première fois que cela se faisait de cette façon. Auparavant, le dédouanement passait par la Croix Rouge, mais cela n'avait pas été possible pour cette fois-ci.

Le retour s'est très bien passé, le passage aux douanes s'est fait en un temps record et les voyageurs sont arrivés le samedi 20/04.

Compte-rendu de ce voyage :

De nouvelles dispositions

Il semble que les conditions d’apport de notre aide en Bulgarie changent.

Jusqu’à l’année 2003, nous étions cautionnés par la Croix Rouge Bulgare auprès des douanes, et ensuite nous disposions librement du chargement. Mais en ce début 2004, nous avons appris que cet organisme nous obligerait dorénavant :

  • A décharger dans l’entrepôt de leur choix,
  • A payer une location pour un temps indéterminé,
  • A accepter des livraisons aux frais de nos correspondants sans avoir l’assurance que celles-ci se feraient bien aux endroits désirés.

Nous ne pouvions souscrire à ces exigences et nous sommes reconnaissants de l’intervention et participation de nos amis de l'association PARTAGE + (œuvre humanitaire chrétienne basée dans le sud de la Drôme) qui nous ont permis la réalisation de ce voyage cette fois à LEVSKI.

PARTAGE + connaissait en effet un autre système de cautionnement : celui d’une municipalité dans la mesure bien sûr où celle ci accepte et n’est pas corrompue. C’est le cas à Levski, et PARTAGE + est déjà intervenu là pour la petite communauté chrétienne et pour les plus démunis de cette agglomération qui forme avec les villages d’alentour un ensemble de 20000 personnes dans un contexte d’usines abandonnées et de fort taux de chômage.

C’est donc vers Levski que nous nous sommes dirigés. Un quart du chargement (25 m³) est d’ailleurs fourni par Partage + (essentiellement en nourriture et médicaments). Ces derniers sont très appréciés et à notre étonnement, ni les douaniers, ni les différents services sur place n’ont fait de difficultés pour les 800 kg de médicaments, un sujet de reconnaissance aussi pour tous ceux qui ont du passer beaucoup de temps à trier, répertorier, emballer…

Nous espérons que le même cautionnement pourra être mis en place à BERKOVITZA avec la nouvelle municipalité qui vient d’être instituée.

Le voyage

Un voyage sans incidents particuliers. Un total de 11 heures pour passer les 4 frontières. Des routes acceptables sauf la fin de celle de Serbie (80 km de route étroite, sinueuse et défoncée !).

Après avoir salué Mitko et sa femme à Smirninski, nous avons fait halte à Berkovitza chez Joël et Camélia Chiron (Joël était absent). Bien que le chargement ne leur soit pas destiné cette fois, l’accueil est toujours d’une chaleur remarquable.

Le lundi 19, nous nous mettons en route pour Levski qui se situe à 300km de là. Dans cette région que nous découvrons, nous sommes surpris de constater que les terres agricoles sont presque toutes travaillées contrairement à la région de Berkovitza. La qualité de la terre ne paraît pas être en cause. Alors ? ?

A Levski

Un véhicule vient à notre rencontre à l’entrée de la ville. Et là oh surprise ! une dame qui parle très bien le français, alors que nous pensions devoir nous "débrouiller" en anglais ! On nous conduit à l’entrepôt de déchargement où nous attend le premier adjoint ; puis le maire de la ville nous rejoint.

Tout a été bien prévu pour décharger et ensuite pour garer le camion devant les locaux de la police. Et enfin c’est la municipalité qui nous invite au restaurant et nous loge à l’hôtel. Pas difficile de choisir un hôtel à Levski, ville de 15000 hab : il n’y en a qu’un…. Avec 4 à 5 chambres !

Le maire n’est pas chrétien, mais il est en recherche. Il nous a bien confirmé que toute l’aide apportée sera répartie entre les chrétiens et les gens les plus pauvres de sa commune.
La traductrice, embauchée par le maire, au vu de l’apport de bibles et de littérature chrétienne, nous a déclaré qu’il était très bien de s’occuper de leurs besoins matériels, mais qu’il était aussi important de nourrir les âmes. A noter à ce propos, qu’en Bulgarie chaque enfant reçoit à l’école une Bible illustrée lorsqu’il entre dans l’enseignement public primaire.

Le mardi 20 avril, avant notre départ, nous devons effectuer une petite réparation sur le camion. Le maire a tenu à prendre en charge cette intervention, puis il nous offre un petit cadeau-souvenir ainsi que des provisions pour la route.

Retour à Berkovitza et Smirninski

Après la nuit passée chez Camélia (Joël est toujours absent), nous allons à Smirninski visiter les réalisations agricoles que nous essayons de superviser.

Nous sommes accompagnés de Bona, une dame ingénieur agricole chrétienne, et d’une traductrice. Notre ami Mitko est en train de semer du tournesol, et ses méthodes (cautionnées par Bona) nous laissent un peu perplexes : préparation du terrain, fumures…

Nous lui fournissons du désherbant espérant qu’il l’emploiera correctement. Il y a ensuite de longs et nécessaires échanges avec Mitko et Bonka (qui gère les finances). Il faut beaucoup de doigté pour ajuster les pratiques bulgares avec l’expérience des agriculteurs français sans heurter !

Une visite de plus dans ce pays que l’on trouve toujours dans le même état de ruine, mais où Dieu travaille.

Le retour s’est effectué dans de bonnes conditions. Merci à notre Père pour sa bonne main, en espérant faire prochainement un nouveau voyage à Berkovitza selon les mêmes dispositions administratives que celui de Levski.

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