Voyage à Borislava en UKRAINE - juin 2001

|   BORISLAVA

Participants : Michel R., Marcel et Huguette G. ;

Véhicule : Semi-remorque Volvo 32T

Ce nouveau voyage en Ukraine de l'Ouest avait pour but d'acheminer 12 tonnes de vêtements, chaussures et nourriture.

Partis le lundi 18 juin de notre région, nous suivons toujours le même itinéraire : le tunnel du Fréjus, la traversée de l'Italie, puis de l'Autriche et enfin la Hongrie. Notre premier point de chute est chez Joseph SZABO à Budapest. Le lendemain matin, seconde étape jusqu'à la frontière ukrainienne à Moukatchevo et enfin le surlendemain la région de Borislava.

Quelques incidents ont jalonné le voyage :

  • Dans la descente du Fréjus, c'est la courroie de l'alternateur qui casse et que nous pourrons changer ayant le bonheur d'en trouver une dans une station-service.
  • A quelques kilomètres de CHOP (frontière ukrainienne), sous une pluie battante, la route est devenue très glissante. A la suite d'un freinage, l'ensemble semi-remorque se met à zigzaguer dangereusement. Mais une main voisine du chauffeur dirigée par une Puissante Main actionne le frein d'alignement et tout l'ensemble reprend le cap !

Quelle expérience de délivrance nous avons eue ! Oui l'Eternel ne sommeillera pas (Psaume 121).

 

La vie là-bas

Toujours le même accueil chaleureux à MOUKATCHEVO où nous sommes arrivés le mercredi vers 19 heures. La saison des jardins bat son plein. Comment font ceux qui n'en ont point ? Le pouvoir d'achat ne s'est pas amélioré. Le chômage est toujours très important. Il faut pourtant subsister. Alors il n'y a plus que le système "débrouille". Le prix des céréales a toutefois baissé. Pourquoi ?

Départ le jeudi matin de Moukatchevo accompagnés par Ibolya. Toujours de la pluie dans les Karpates. Les rivières se transforment en torrents et occasionnent des dégâts un peu partout. Les fenaisons qui battent leur plein sont rendues difficiles par le manque de soleil. Un peu partout se dressent des "cuchoux" de foin (amas d'herbe coupée sur trois perches dressées).

Tout le long de la route nous croisons des petits bergers avec une vache, avec une chèvre ou plus, des carioles chargées de foin, beaucoup de gens à pied. Plus loin ce sont quelques vaches qui nous barrent la route.

 

Borislava

Arrivés à BORISLAVA, le déchargement s'effectue rapidement avec une douanière peu regardante qui ne met les scellés que le lendemain matin ; la confiance règne. Elle partira avec son colis ! C'est normal !

Nous avons rencontré peu de personnes de l'assemblée là-bas car l'église était en réfection. Nous avons logé chez Volodia où nous sommes toujours reçus avec beaucoup d'affection. Comme cela avait déjà été noté, l'assemblée s'agrandit. 2 ou 3 personnes s'ajoutent presque chaque dimanche. Nos amis vont évangéliser avec les jeunes à l'endroit où les touristes se rendent aux eaux thermales. A noter aussi l'action des "Gédéons" qui visitent les prisons.

L'assemblée aide aussi des enfants sourds-muets. L'été elle organise des colonies de vacances de 2 semaines en plusieurs groupes pour un coût de 75 grivnya (113 francs) par enfant ; (5 enfants avaient cet été la gratuité). Des missions allemandes et américaines aident pour la nourriture.

Des week-ends existent aussi pour des groupes de soeurs ou des groupes de jeunes. Les locaux sont situés à 20 kilomètres de Borislava dans des bâtiments de l'Etat que nos amis louent. Chaque camp d'enfants regroupe une centaine de personnes. Comme en France les moniteurs doivent avoir le "BAFA" et la bonne marche sanitaire est surveillée par l'Etat.

 

Le retour

II ne nous a pas été possible de faire signer les passeports à Borislava car il aurait fallu aller à LVOV (150 km !) le lundi suivant. Pour ne pas dépasser les 3 jours légaux en Ukraine, nous avons donc pris la décision de partir dès le vendredi vers 11h30 et nous avons dû rouler jusqu'à 3 h du matin le samedi pour arriver chez Joseph Szabo à Budapest en Hongrie.

 

Un mot pour finir

Lors de ces voyages, nous pensons souvent à ceux qui les ont préparés : la paperasse, le tri, la mise en cartons, etc..., et qui n'ont pas la joie immense de rencontrer ces amis d'Ukraine qui sont unis à nous dans la foi en Jésus-Christ. Ces amis là-bas nous embrassent nous tous dans leur affection et nous demandent de transmettre à tous leurs remerciements au nom des plus pauvres et leurs salutations chaleureuses.

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