Voyage à Borislava en UKRAINE - juillet 2004

|   BORISLAVA

Participants : Jean N., Edouard G. ;

Véhicule : Camion-remorque F12 40T

                                                                                         

                                                   

          

Ce voyage avait pour destination BORISLAVA, à l'ouest de l'Ukraine. Il était composé du camion-remorque F12 40T qui contenait l'aide humanitaire suivante : des vêtements et des chaussures, des couvertures, des vélos, des lits d'enfants, des cartables, de la lessive.

Les voyageurs sont arrivés cet après-midi à Valence : le retour s'est déroulé sans problème, ni retard.

Le contenu de ce voyage a donc pu être déchargé en Ukraine. Il faudra maintenant que les destinataires de cette aide attendent que les autorités ukrainiennes dédouanent ce contenu, afin de le distribuer ensuite aux personnes dans le besoin.

 

Compte-rendu de ce voyage :

Ce 5ème voyage de 2004 nous conduisait à Borislava, et cela pour la 2ème fois de l’année en cours (la 1ère ayant eu lieu du 8 au 18 mars).

Le plein été nous permet cette fois de prévoir le franchissement des Carpates avec l’ensemble routier complet (camion + remorque) et d’apporter à nos amis là-bas 20 tonnes d’aide d’un seul coup.

Un incident mécanique survenu en Allemagne (panne d’alternateur donc la batterie ne se charge plus) nous a un peu retardés. Mais grâce à un routier parlant français et allemand, nous avons pu nous faire comprendre et 3 heures plus tard nous étions dépannés. Heureusement que cette panne n’est pas survenue en Ukraine !

L’entrée en Hongrie européenne est un vrai plaisir : 5 minutes pour un rapide contrôle des passeports.

Pour ne pas prendre de retard, nous ne faisons pas la halte habituelle chez Josef Szabo à Budapest, car nous pensons que l’entrée en Ukraine ne sera pas simple. En effet chaque voyage doit être accepté par une commission gouvernementale qui se réunit deux fois par mois dans la capitale de l’Ukraine : KIEV. La séance du 1er juillet ne s’était pas occupée de notre dossier ; celle du 15 l’avait accepté, mais le responsable qui devait signer était alors en vacances.
Notre correspondant à Borislava, Volodia, avait bien signalé tout cela par téléphone à la douane d’entrée en Ukraine et celle–ci avait donné son accord pour notre passage : oui, mais qui ?

Joint à cela, il y a un problème de visas. Ils débutent le 23.07 à 00h00 et nous nous présentons le 22 à 22h !

Une fois de plus notre ami Vassia de Moukatchevo vient à notre secours. Il commence par persuader la douane que les formalités dureront plus de deux heures. De ce fait nous entrerons en Ukraine avec des visas personnels valides ! L’agrément du convoi est lui plus ardu. Vassia fait de nombreux allers et venues entre le camion et les bureaux.

Enfin après plusieurs visites auprès d’un "chef", la situation se dénoue, nous pouvons passer sans le papier officiel.

Il est 1h du matin et il nous faudra encore deux heures de route pour profiter de l’hospitalité de Vassia et Tamara. Ouf, il est plus de 3 heures du matin !

 

Le jour-même (l’après-midi, toutefois !), nous partons pour Borislava, accompagnés d’Ibolya, notre fidèle interprète.

La route des Carpates est toujours en travaux, et les 185 km nécessitent 5 heures.

Arrivés vers 18h30, nous pensons que le déchargement ne sera fait que le lendemain, mais toute une équipe nous attend de pied ferme et à 22h tout est terminé.

Le jeune douanier présent jette un œil distrait sur le contenu du camion et de la remorque en ne s’intéressant qu’aux documents.

Quelques mots sur la situation dans cette région. Borislava connaît une situation sociale très difficile.
La majeure partie des entreprises a fermé ses portes. La seule ressource restante est le thermalisme avec des curistes occidentaux. Quelques emplois donc liés à cela et aux extras touristiques.

Un exemple pour montrer la précarité : l’alimentation en eau est assurée de 7 à 9h, puis 2h vers midi et de même le soir de 20 à 22h. Ce n’est pas l’eau qui manque, c’est le réseau de distribution qui est défaillant.

Retour le lendemain vers Moukatchevo, où nous passons le dimanche, assistant même à un mariage.
Enfin c’est le départ, lundi matin, pour la France sans arrêt à Budapest car Josef est absent à ce moment-là. Retour sans incidents.

Notre Père céleste nous a accompagnés et nous le remercions de nous avoir conduits vers quelques uns de ses enfants et d’avoir pu partager avec eux des moments de communion fraternelle.

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